Marie Trintignant est dans le coma

  • 41 Réponses
  • 7249 Vues

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

*

Pat

Marie Trintignant est dans le coma
« Réponse #30 le: août 03, 2003, 15:39:28 »
Citer
Je crois que c'est de la blague de journaliste de faire virer le truc sur des affaires de violence conjugale.
Un type se leve en pleine nuit, prend un flingue et tire une balle dans la tete de sa femme. C'est de la violence conjugale ou un meurtre? Moi j'appelle ça un meurtre.
La methode est differente mais c'est a mon avis un truc comme ça qui s'est passe.
Oui d'accord pour ton exemple encore faut-il avoir une arme sous la main pour faire ce genre de choses....

 :blink:

*

Hors ligne Michey

  • *****
  • 11 075
Marie Trintignant est dans le coma
« Réponse #31 le: août 03, 2003, 16:02:55 »
Je ne crois pas qu'il faille absolument etre sophistique et moderne pour etre un meurtrier.
Un meutrier est quelqu'un qui decide consciemment ou inconsciemment de tuer quelqu'un, le moyen importe peu.
Recemment a Bruxelles, un touriste americain s'est fait tabasse a mort par un videur de bar a hotesse, c'est a peu pres du meme niveau.
Ahimsa et satyagraha

*

Hors ligne ptitourski

  • petit ours attitré
  • *****
  • 22 383
Marie Trintignant est dans le coma
« Réponse #32 le: décembre 02, 2003, 15:28:01 »
Cantat encourt 15 ans de prison

Bertrand Cantat, meurtrier présumé de Marie Trintignant "sera poursuivi pour homicide volontaire" en Lituanie . Le proccès se fera au 1er trimestre 2004
voir la suite de l'article
La vie c'est comme un petit orteil ; on ignore son existence jusqu'au jour où ça cogne quelque chose. [Benoît Gagnon]

*

Hors ligne Michey

  • *****
  • 11 075
Marie Trintignant est dans le coma
« Réponse #33 le: décembre 02, 2003, 17:40:48 »
4, 6, 15 : comprend rien a cette article.
Ahimsa et satyagraha

*

Hors ligne ptitourski

  • petit ours attitré
  • *****
  • 22 383
Marie Trintignant est dans le coma
« Réponse #34 le: décembre 02, 2003, 19:25:37 »
Citer
4, 6, 15 : comprend rien a cette article.
cela dépend des faits qu'ils lui sont accusés

le meurtre délibéré = 15 ans
 "  "  "  "    accidentel = 4 ou 6 ans dépendant dans les conditions dont il va  être reconnu
La vie c'est comme un petit orteil ; on ignore son existence jusqu'au jour où ça cogne quelque chose. [Benoît Gagnon]

*

dannyboy

Marie Trintignant est dans le coma
« Réponse #35 le: décembre 03, 2003, 23:31:31 »
Si c'est quinze ans en trois étoiles, ç'est pas cher payé...
C'est pour ça qu'ils l'ont pas rapatrié ?
Enfin, une bagarre entre ivrognes ou de la bestialité à l'état pur ...
En france 15 ans = 185 mois - 45 mois de graces au très grand minimum, conditionnelle à mi-peine, dehors au bout de six ans...

*

Hors ligne Michey

  • *****
  • 11 075
Marie Trintignant est dans le coma
« Réponse #36 le: décembre 04, 2003, 08:28:51 »
Et ?
Ahimsa et satyagraha

*

dannyboy

Marie Trintignant est dans le coma
« Réponse #37 le: décembre 06, 2003, 22:49:38 »
Et bah , à ce prix la tout le monde pourrai bien tuer tout le monde, à chaque beuverie...
Seule la peur du coup de pied dans le cul assurait le droit à la quiétude du plus grand nombre ...
Aujourdhui les plus faibles ou les plus innocents sonts livrés aux hiènes ...
Les forts s'en foutent, aux abris dans le donjon ....
Les humanistes n'admirent ils plus que les fâcheux, ou les misérables sont ils si tristes ....
    La notion même de société est battue en brêche...
    Toutes les civilisations sont elles destinées à etre anéanties par les barbares ? On mange couché, s'adonne aux jeu, s'avillit, on souffre, et ça recommence ...
« Modifié: décembre 06, 2003, 22:51:21 par dannyboy »

*

Hors ligne Michey

  • *****
  • 11 075
Marie Trintignant est dans le coma
« Réponse #38 le: décembre 09, 2003, 14:00:11 »
Jolis ces petits points.
Ahimsa et satyagraha

*

Hors ligne ptitourski

  • petit ours attitré
  • *****
  • 22 383
Marie Trintignant est dans le coma
« Réponse #39 le: février 19, 2004, 16:52:16 »
Le dossier de Cantat a été transmis au tribunal

Le dossier a été transmis au parquet lituanien. Aucune date n'a été fixée pour le procès du chanteur de Noir Désir incarcéré depuis le 31 juillet.

Le parquet de Lituanie a annoncé jeudi la fin des investigations sur la mort de l'actrice française Marie Trintignant, et a affirmé que les enquêteurs disposaient de suffisamment d'éléments pour prouver la culpabilité de son compagnon, Bertrand Cantat.
Vladas Nikitinas, chef du département criminel du tribunal du district de Vilnius a indiqué que les juges chargés de suivre l'affaire seraient nommés d'ici le milieu de la semaine prochaine.
Me Virginijus Papirtis, l'avocat lituanien de Cantat, a déclaré à la radio publique que les auditions pourraient commencer dans un mois. "D'abord il nous faut savoir qui seront les juges, ensuite nous pourrons parler de date", a déclaré Me Papirtis.

suite de l'article
La vie c'est comme un petit orteil ; on ignore son existence jusqu'au jour où ça cogne quelque chose. [Benoît Gagnon]

*

Pat

Marie Trintignant est dans le coma
« Réponse #40 le: février 21, 2004, 20:10:58 »




La vérité selon Cantat (21/02/2004)


Le journal français Le Parisien a dévoilé, hier, la version que Bertrand Cantat a donnée au juge français sur le drame



VILNIUS Le parquet de Vilnius a délivré, avant-hier, l'acte d'accusation à l'encontre de Bertrand Cantat. Comme cela avait déjà été annoncé, le chanteur de Noir Désir sera jugé pour homicide involontaire. Dans le même temps, le quotidien français Le Parisien révélait la version que Bertrand Cantat avait donnée le 21 août 2003 à la juge d'instruction française Nathalie Turquey. Il s'agit de la confession la plus récente et la plus complète livrée par le meurtrier présumé de Marie Trintignant.


Va chez ta femme. «Quand nous sommes retournés à l'hôtel, il ne s'est rien passé pendant dix ou quinze minutes. Nous avons pris un bain, mis de la musique. Au bout d'un moment, j'ai encore posé la question à Marie, parce que cette question restait sans réponse et m'accablait. J'ai pensé que nous aurions résolu ce problème avant d'aller nous coucher. (...) Le ton de la discussion était déjà élevé. J'ai posé la question avec insistance. (...) Elle n'a rien répliqué, puis s'est mise à me parler en me disant: Va chez ta femme. (...) J'ai essayé de continuer une conversation normale, mais elle est devenue complètement hystérique et répétait sur tous les tons: Va chez ta femme.»


Elle m'a donné un coup de poing. «Elle ne se contrôlait plus. (...) D'abord, Marie m'a donné un coup de poing. Ensuite, elle s'est agrippée à moi. Je l'ai agrippée. Elle me griffait à la poitrine, le cou. Je ne peux dire exactement à quel moment les ecchymoses ont été faites. Elle m'a donné un coup de poing sur la lèvre inférieure. La lèvre a été incisée à l'intérieur. J'ai senti le sang couler, mais je n'ai pas eu tellement mal. J'étais plutôt stupéfait par le fait que cela puisse se passer.»


Je suis devenu furieux. «Après ce coup de poing, elle s'est jetée sur moi. Il est possible qu'elle m'ait saisi par les vêtements. Près de la poitrine. Ensuite, j'ai saisi Marie à mon tour par les vêtements car ils étaient déchirés. Je ne me rappelle pas exactement, mais lorsque Marie s'est jetée sur moi, peu après, je suis tombé, je crois que c'est parce que j'ai perdu l'équilibre. (...) J'ai cogné mon dos contre le chambranle de la porte qui mène dans la chambre, devant la salle de bains. J'ai eu très mal à la colonne vertébrale. (...) Après ce choc, je suis devenu furieux.»


Je lui ai donné de fortes baffes. «Marie, même après cela, n'a pas arrêté de crier. Pris de furie, j'ai donné de fortes baffes à Marie. Elle se tenait debout dans l'encadrement de la porte de la salle de bains. C'étaient des baffes fortes. Je portais deux bagues à la main, sur le majeur et l'annuaire. (...) Marie se tenait debout dans l'encadrement de la porte en me faisant face, tournée vers la petite chambre. Je lui ai donné des baffes du plat de la main. (...) C'était des gifles vraiment fortes, très fortes. Ca s'est passé très vite.»


Je voulais la faire taire. «Il est possible que la tête de Marie ait heurté le chambranle. (...) Je ne peux pas dire exactement où je l'ai frappée. (...) J'en avais assez de tout cela, je voulais la faire taire. C'est pour cela que je lui ai donné des gifles. Après les gifles, j'ai saisi Marie. Nous nous sommes agrippés l'un à l'autre. Je l'ai traînée dans le salon. Nous avons buté sur la petite table où il y avait une lampe, qui est tombée et s'est cassée. Pendant que je la traînais, Marie tremblait, la tension n'était pas encore passée. (...) J'ai perdu l'équilibre et j'ai jeté Marie sur le sofa.»


J'ai essuyé le sang sur son visage. «Quand je suis retourné dans le salon, Marie était tombée du sofa, sur le plancher. Sa tête était du côté de la fenêtre, au fond de la pièce. Sa respiration était profonde. J'ai d'abord essuyé le sang. Elle était couchée sur le dos. (...) Marie dormait. J'ai essayé de la réveiller en lui tapotant les joues. Son sommeil était très profond. Elle respirait normalement. J'ai essuyé le sang sur son visage.»


J'ai vu qu'elle respirait. «J'ai appliqué des glaçons. J'ai porté Marie dans la chambre, après l'avoir déshabillée. Elle ne s'était pas réveillée parce qu'elle avait bu. Cela ne m'a pas surpris. Il m'était déjà arrivé de la porter dans son lit. (...) J'ai couché Marie sur le lit. Je ne me rappelle plus exactement. J'ai ramassé les débris de la lampe. Peut-être que j'ai remis en ordre le tapis et la couverture du lit. J'ai vu qu'elle respirait. Je ne pensais pas que son état était grave.»


 
 

Mathieu Ladevèze

© La Dernière Heure 2004

 

*

Pat

Marie Trintignant est dans le coma
« Réponse #41 le: mars 18, 2004, 23:31:27 »



Le parquet requiert neuf ans contre Cantat (18/03/2004)
 
 
© AP
Dans un réquisitoire monotone d’environ une heure, le représentant de l’accusation a balayé la thèse du meurtre commis sous l’emprise de la passion

VILNIUS Le procureur a requis jeudi une peine de neuf années de prison à l’encontre du chanteur du groupe de rock français Noir Désir, Bertrand Cantat qui comparaît depuis mardi devant le tribunal de Vilnius pour le meurtre de sa compagne l’actrice Marie Trintignant. Le procureur Vladimiras Serguejevas a estimé que Cantat au moment des faits était «pleinement conscient de ses actes et qu’il ne pouvait en ignorer la gravité».

«Tous les éléments prouvent que Bertrand Cantat était pleinement conscient de la gravité de ses actes et des conséquences éventuelles de ceux-ci. Il comprenait ce qu’il faisait», a expliqué le procureur.

Dans un réquisitoire monotone d’environ une heure, le représentant de l’accusation a balayé la thèse du meurtre commis sous l’emprise de la passion. «Je considère que le meurtre n’a pas été commis en état de brusque émotion (...) Je considère que l’accusé pouvait entièrement comprendre le sens de ses actes», a martelé le procureur, ajoutant que le chanteur n’avait pas d’antécédents psychiatriques.

Mais il a retenu une circonstance atténuante, celle des regrets du chanteur, jugés sincères. Le procureur, qui pouvait requérir une peine comprise entre 5 et 15 années de prison, a en conséquence demandé «pour ce crime lourd» la peine de neuf ans.

Tombée dans un coma profond après des coups reçus lors d’une violente dispute dans leur hotel de Vilnius, dans la nuit du 26 au 27 juillet, Marie Trintignant, après deux opérations du cerveau en lituanie, avait été transférée à Paris, où elle est morte le 1er août. L’audience se poursuivait avec l’audition de la partie civile et notamment de Nadine Trintignant, mère de l’actrice.  

 :(