Transfert (SF / Heroic-fantasy)

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euyeusu

Transfert (SF / Heroic-fantasy)
« le: mai 12, 2005, 23:44:54 »
Salut à tous, je viens de faire un petit tour sur le forum et je me suis rendu compte que plusieurs d'entre vous avez poster des textes forts interessants (que je lirai avec plus d'attention plus tard). Et vu que personnellement je me suis lancé dans l'écriture depuis quelques temp, je me suis dis que ca pourrait être intéressant de poster le début de mon roman (oui je sais, je n'ai écris que 4 chapitres  ;) , alors c un peu prétentieux de l'appeler ainsi, mais bon) pour voir si serait aprecier par les lecteurs de cafeduweb.com.

Pour présenter, il s'agit d'un roman mélant SF et Heroic-fantasy. A première abord difficile à concilier, mais c'est malgré tout le cas.

Alors bonne lecture et j'espère que ca vous plaira. Si c'est le cas, je posterai la suite.

 :bye: Bye

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euyeusu

Re: Transfert (SF / Heroic-fantasy)
« Réponse #1 le: mai 12, 2005, 23:55:11 »
1.L’ultime quête






Sir Dérinis avançait prudemment, le souterrain dans lequel il progressait était sombre et le sol inégal regorgeait de pièges qui n’attendaient qu’un faux pas de sa part pour le faire chuter. Les galeries creusées d’ornières ou hérissées de stalagmites s’étaient avérées des passages difficiles, et sans lumière il fallait aborder ces obstacles avec précaution. La lueur d’une torche leur aurait, à lui et ses compagnons, indéniablement facilité le trajet, mais il s’agissait là d’un luxe qu’ils ne pouvaient se permettre. Plus bas il le savait se trouvait un Okrog, un géant des cavernes, une créature de 30 pieds de haut aussi haute qu’un clocher, qu’il ne désirait pas prévenir de leur présence. L’Okrog, qui est un être évoluant dans l’obscurité, ne manquerait pas d’apercevoir la lueur d’une flamme, et les attendrait sans aucun doute à la sortie du conduit qu’ils empruntaient et qui menait à sa grotte. Si cela arrivait, ils seraient acculés dans le conduit, et ainsi privé de liberté de mouvement n’auraient aucune chance face à lui. C’est pourquoi il fallait progresser prudemment, et utiliser l’effet de surprise pour s’éparpiller dans la grotte du géant et ainsi pouvoir esquiver ses attaques meurtrières.


L’avance du chevalier n’était pourtant pas évidente, il portait une lourde armure de mithral sur ses épaules aussi sombre que l’obscurité ambiante. Le ph½nix d’or gravé sur son poitrail invisible dans une telle obscurité n’attendait qu’un simple rayon de lumière pour s’illuminer de mille feux. Le même motif était dessiné sur le bouclier attaché à son bras gauche et se balançait au rythme de ses pas. L’homme peinait sous le poids de cet harnachement qu’il aurait volontiers troqué en ce moment contre une simple armure de cuir, mais il n’en laissait rien transparaître ; Seul son visage contracté sous l’effort aurait pu le trahir, mais son heaume cachait ce signe de faiblesse à ses compagnons au cas où l’absence de lumière ne fut pas suffisante. L’énorme masse accrochée en travers de ses larges épaules s’élevait et retombait à chacun de ses pas accroissant encore le fardeau qu’il avait à porter, quant à la magnifique épée qui se dressait entre ses mains, elle lui semblait aussi légère qu’une plume.


Au devant de lui, Dérinis pouvait deviner Elzina, il était incapable de la voir, mais il ressentait toutefois sa présence. Elzina était une belle jeune femme  dont il était fou amoureux, mais se refusait à l’admettre, il l’avait découverte alors qu’elle était poursuivie par un groupe de gobelins dont elle avait essayé de voler le trésor. Elzina était ce que l’on pouvait appeler un assassin, elle combinait la patience du chat, la rapidité de frappe du serpent au talent de dissimulation du caméléon, trois qualités qui lui permettaient d’exercer son art avec talent, mais qui s’avèraient parfois insuffisantes contre un ennemi supérieur en nombre. Dérinis lui avait prêté main forte et elle s’était jointe à lui pour lui exprimer sa reconnaissance. Jusqu’alors le chevalier n’avait pu se rendre compte de la beauté de la jeune femme enveloppée comme elle l’était par son pourpoint d’ombre et sa capuche qui était rabattue – ce qui la cachait aux yeux d’autrui et lui permettait de se fondre dans le décor ambiant. Mais lorsque cette-ci rabattit son capuchon sur ses épaules, il fut subjugué par sa beauté, une magnifique chevelure rousse cascadait sur ses épaules entourant un visage délicat, dont les yeux d’un vert étincelant semblaient se disputer dureté et gratitude. Depuis lors Dérinis guettait avec avidité les rares instants où la jeune femme déniait exposer au plein jour sa magnifique beauté. Mais ces moments étaient rares, au plus profond désespoir du guerrier, car dans une contrée aussi dangereuse qu’Ang’Owen, de tels attributs ne pouvaient lui faire que du tort, et c’est pourquoi elle les cachait aux yeux de tous. De telles armes qui pourtant ravageaient le c½ur de Dérinis étaient abandonnées au profit d’autres, tel que l’agilité et la discrétion qui se révélèrent beaucoup plus meurtrières dans maintes circonstances où ils se retrouvèrent.


La jeune femme se trouvait effectivement quelques pas devant le chevalier, avançant d’un pas lent, concentrée sur sa progression, les yeux plongés dans les profondeurs du tunnel, scrutant les ténèbres à la recherche du moindre danger que ses compagnons ne sauraient voir, s’assurant ainsi d’une mauvaise surprise. Sa finesse et sa petite taille, ne semblait pas en faire un adversaire de valeur, et nombre de ses opposants avaient fait cette constatation, mais s’ils avaient été encore là pour vous le conter, ils auraient pu vous affirmer qu’il ne fallait s’y fier. Toute personne qui avait un jour ou l’autre goûté à la pointe acérée des deux dagues qu’elle portait sous son pourpoint aurait pu jurer que la jeune femme était un adversaire à prendre au sérieux. Mais aucun n’était encore vivant pour prévenir ses futurs adversaires tous avaient péri sous les coups des deux lames de Merthes, deux lames plus noires que la nuit, plus froides que la glace, qui semblaient aspirer la lumière et la chaleur aussi avidement qu’une tique le fait avec le sang. Deux lames confectionnées par les Drows, les elfes noirs de Jylenin, qui les avaient enchantées de telle façon qu’elles fussent  capables de pénétrer le métal le plus résistant Deux lames enfin, dont la pierre noire, tombée du ciel,  dans laquelle elles avaient été forgées était aussi mortelle que le plus terrible des poisons existants.
Ce poison est-il aussi puissant que celui qu’elle a distillé dans mon c½ur, la première fois qu’elle m’a regardée, se demanda amèrement le jeune homme, alors qu’il repensait à tous ceci, tout en elle me fait fondre, et je me sens aussi désarmé qu’un nouveau-né lorsque je suis à ces cotés. Parfois je me demande si je n’agis pas comme Zaleth lorsqu’il se trouve au coté de Heldruys.
Comme guidé par ses pensées, il se retourna pour entre apercevoir les deux silhouettes de Zaleth, un vieil homme voûté aux cheveux en désordre, et d’Heldruys, la prêtresse de Danaé, qui se trouvaient en ce moment à quelques pas en retrait, le couple avait rejoint Dérinis et Elzina alors que ces derniers s’apprêtaient à s’engager dans le col de Nethernest, ils s’étaient proposés pour guider nos héros à travers cette région sauvage dont ils avaient la connaissance. Pour être exact c’est là prêtresse qui avait proposé son aide, prétendant qu’il était dans les desseins de sa déesse Danaé d’aider les deux voyageurs, Zaleth, le visage inquiet et les mains torturant anxieusement un chapeau pointu tant affectionné par les membres de sa classe n’avait pas eu l’air enthousiasmé à cette idée mais avait toutefois accompagné le groupe. Il semblait clair à Dérinis, que Zaleth suivrait Heldruys où qu’elle aille sans discuter, la fascination que pouvait exercer la prêtresse sur le mage était indéniable. Nos deux aventuriers acceptèrent l’offre de ces nouveaux venus chaleureusement, et le petit groupe s’agrandit ainsi de deux personnes versées dans l'art de la magie. Zaleth se révéla une source intarissable de renseignements sur les lieux et les peuples d’Ang’ Owen, son histoire, ses mythes, et ses créatures n’avaient aucun secret pour lui, et ses connaissances se révélèrent bien souvent très utiles pendant leur expédition. Mais il s’agissait avant tout d’un homme versé dans l’Art et ses sorts et incantations permirent à maintes reprises au groupe de se sortir de situations inextricables. Zaleth semblait constamment inquiet, le regard fuyant et la bouche parcourut par un tic nerveux laissait supposer qu’un rien le faisait sursauter, ce qui n’était que simple vérité d’ailleurs ; Pourtant derrière cette apparence chétive et craintive se cachait l’un des sorciers les plus impressionnants qu’Ang’Owen est connu de toute son histoire. Jamais totalement à l’aise, Zaleth semble trouver du réconfort que dans la présence d’Heldruys, sans laquelle il aurait sans doute déjà quitté le groupe depuis longtemps! Heldruys elle, est une prêtresse de Danaé, la déesse de la santé et du réconfort, elle se trouve toujours au coté de Zaleth ou est ce plutôt lui qui se place près d’elle. Heldruys de par les pouvoirs que lui confèrent sa déesse, apporte soins et soulagements aux blessés, ce qui est fort appréciable dans un monde aussi dangereux qu’Ang’ Owen, elle est également capable de lancer des sorts défensifs, tel que des boucliers ou des armures magiques, mais en aucun cas elle ne peut porter d’arme ou utiliser de sorts à caractère offensif, dont l’essence même est en désaccord avec la nature pacifiste de sa déesse. Heldruys au contraire de Zaleth semble toujours sereine à l’image de sa robe d’un blanc immaculé que rien ne semble jamais souiller. Les mains jointes en une position de prière, son capuchon rabattu sur sa longue chevelure brune, la tête baissé dans une attitude d’obédience, elle paraît méditer en permanence…..
« Modifié: mai 12, 2005, 23:58:47 par euyeusu »

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Re: Transfert (SF / Heroic-fantasy)
« Réponse #2 le: mai 13, 2005, 00:26:28 »
 :powa: :bravo: :bravo:
... J'attends la suite  :bye:
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Re: Transfert (SF / Heroic-fantasy)
« Réponse #3 le: mai 13, 2005, 06:26:21 »
:) la suite :bravo: la suite :powa: la suite :ola:

nb: :D bienvenue parmi nous :bye:
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Re: Transfert (SF / Heroic-fantasy)
« Réponse #4 le: mai 13, 2005, 07:28:23 »
Bienvenue :ola: :ola:

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euyeusu

Re: Transfert (SF / Heroic-fantasy)
« Réponse #5 le: mai 13, 2005, 18:47:10 »
Merci pour les messages de bienvenue. C'est agréable d'être chaleureusement reçu comme ca. Du coup je risque pas de me faire prier pour poster la suite du jour.

Voici pour entretenir un peu votre interêt.  :D

Chap 1 partie 2 :



Sir Dérinis progressait péniblement dans le sombre tunnel, le visage crispé, les mains moites, tenant fermement Elusir dressée devant lui, sa présence le réconfortant. Avoir une telle puissance entre les mains lui donnait l’impression d’être  quasiment invulnérable, ne lui avait-elle pas permis d’arriver jusqu’ici, de défaire les hordes de gobelins des plaines d’Abarach, d’exterminer les quelques trolls, pourtant immortels, qu’il avait rencontré dans les cols enneigés de Deirn ; et ceci aussi facilement que s’il s’était agi de simple ours. Oui elle avait eu raison de toutes les créatures humaines ou non humaines qui s’étaient dressées devant lui, depuis qu’il la dressait fièrement tel un étendard sanglant. Les moins vaillants fuyaient à sa seule vue tandis que les plus téméraires trépassaient sous la fureur de ses coups.

 Mais il avait fallu se battre pour l’obtenir, et il avait été difficile d’en déposséder son précédent propriétaire, Tragsk - le roi des glaces - dûment gardé qu’il l’était par ses légions de morts-vivants, repensa Dérinis. Tragsk, était le défunt roi des Drakäns, ces terribles barbares du Nord qui avaient conquis les territoires d’Ang’ Owen durant l’époque des légendes ; Menés par cet imposant guerrier et sa redoutable épée qui lui avait été offerte par son Dieu Harach, ces extraordinaires combattants avaient embarqué dans leurs terrifiants navires et avaient fait voile sur les côtes  septentrionales d’Ang’ Owen où ils avaient débarqué. Forte de dizaines de milliers d’hommes, l’armée de Tragsk avait pénétré dans les royaumes pacifistes du nord, massacrant tout opposant, brûlant les villages, abattant les forteresses et citadelles qui osaient se dresser devant elle, brisant les cultes des autochtones pour les remplacer par celui de Harach.

Les combats furent durs et âpres, les batailles succédèrent aux batailles, les sièges aux sièges et les ans aux ans, mais seul la férocité des Dragäns pouvait s’avérer plus grande que leur patience, et bon gré malgré les farouches soldats s’emparèrent des territoires d’Ang’Owen les uns après les autres aussi sûrement qu’une araignée tisse sa toile fil après fil.

Et lorsque enfin Tragsk eut anéanti tous ses opposants et annexés l ‘ensemble des territoires d’Ang’ Owen, que son royaume s’étendait de la mer des orages aux montagnes du fin fond du monde, et des mers chaudes d’Etrillen aux glaces éternelles de Daharen, il était devenu un vieillard.
Durant trente longues années il avait combattu, aux quatre coins d’Ang’ Owen, y écrasant toutes résistances, et y instaurant le culte de son dieu, et ceci sans relâche, sans la moindre pensée pour ses terres natales. Mais aujourd’hui alors que plus aucun ennemi ne se dressait devant lui, qu’aucun individu n’osait vouer un culte à un autre dieu que Harach, il pris soudain conscience que sa mort était proche et ceci l’effraya. Jusque là il ne l’avait jamais craint, protégé comme il l’avait été par sa merveilleuse épée, mais bientôt cette dernière ne pourrait rien contre l’ennemi qui frapperait à sa porte. Un ennemi terrifiant et insidieux qui l’avait poursuivi inlassablement jusque là, comme un fauve qui course sa proie jusqu’à ce qu’elle tombe de fatigue, et qui bientôt réclamerait son dû. Mais il ne voulait pas mourir, et décida donc de retourner dans son royaume, si longtemps oublié, et d’y retrouver son Dieu pour l’implorer de lui accorder la vie éternelle en récompense de l’empire qu’il avait forgé en son nom. Il embarqua donc avec ses troupes, ces farouches guerriers qui l’avaient suivi fidèlement depuis le début de sa campagne, et qui à l’instar de leur roi pliaient sous les ans, et pris le chemin de Drakä. Il fut ému de retrouver son royaume, avec ses vallées glacées, ses cols escarpés balayés par un vent glacial, mais son émotion devint toute autre lorsqu’il arriva en vu de son palais creusé sous la montagne. Les longs couloirs étaient vides, les dalles de glace lisses et joliment travaillées, qui pavaient les galeries, n’étaient plus que l’ombre d’elles-mêmes, les torches accrochées aux parois étaient froides depuis longtemps, des ours blancs y avaient élues domicile et il fallut les chasser. Son peuple avait disparu ! En proie à une profonde appréhension Tragsk se précipita dans le temple de Harach et le supplia de lui apparaître.

« Harach, dieu du froid et des tempêtes écoute mes prières et daigne te présenter à moi. », implora t-il.

Prosterné devant la statue de son dieu, Tragsk continuait ses lamentations, priant le dieu de bien vouloir lui apparaître, lorsque la représentation de la divinité sembla prendre vie, les yeux de la statue se posèrent sur Tragsk et ses lèvres se mirent à bouger.

« Que me veux-tu Tragsk ? » demanda le dieu d’une voie irritée.

« Qu’est devenu mon peuple, oh puissant des puissants, mon palais semble abandonné depuis des années », demanda Tragsk la voix tremblante d’appréhension.

« Ton peuple, hein Tragsk, dit-il d’un ton ironique, t’en soucierais-tu maintenant ? »

« Que veux-tu dire, divin, je me suis toujours soucié de mon peuple ! » répondit-il dans un souffle.

« Ahh, et qu’as-tu fais pour lui ces dernières années, Tragsk ? » demanda le dieu d’un ton accusateur.

« J’ai détruit tous les ennemis potentiels de mon peuple, oh divin » répondit le roi des glaces avec passion, « j’ai protégé mon peuple comme tu me l’avais demandé lorsque tu m’as remis Elusir, j’ai conquis tout le continent ! » poursuivit-il avec un ton de défi.

« Tu as protégé ton peuple, dis-tu ? » sa voix se fit dure, terrible et il poursuivit, « et qu’as tu fais contre le froid, la faim et la maladie qui se sont abattus sur ton peuple, qu’as tu fais pour les enfants, les femmes et les vieillards que tu as laissés derrières toi, lorsque tu as embarqué avec tous les hommes valides ? Réponds-moi». Ces derniers mots s’abattirent sur le guerrier comme deux coups de tonnerre.

Tragsk bredouilla, il ne savait quoi répondre, il venait de prendre conscience que son peuple était mort. Femmes, enfants et vieillards n’avaient pu survivre aux rigueurs du climat, sa descendance, la descendance de son peuple, tous avaient péri, les drakäns étaient voués à disparaître.

« Tu ne réponds rien Tragsk, poursuivit la divinité d’un ton las, « bien sûr qu’il n’y a rien à répondre car tu n’as rien fait, tu n’as pensé qu’à toi et à tes folles ambitions ! »
Ces mots pleins de reproches, ravivèrent la combativité du guerrier.

« Mais, puissant Harrach, j’ai conquis ces terres en ton nom !, déclara Tragsk avec passion,  Dorénavant, tu es craint et respecté de tout Ang’ Owen, j’ai banni tous les autres cultes, j’ai brisé toutes leurs idoles, je les ai fait se prosterner devant toi », ces derniers furent prononcés avec conviction et semblaient mettre le dieu au défit de le contredire.

Harrach ri d’un air las, et cette lassitude sembla se refléter sur les traits de la statue, il baissa à nouveau les yeux, et poursuivi sur un ton tout aussi las, « A quoi bon tout cela, alors que mon propre peuple n’est plus ! De plus ces impies auront tôt fait de retrouver leurs divinités lorsqu’ils comprendront que toi et ton armée n’êtes plus là pour les en empêcher ; Bientôt je n’aurai plus un seul fidèle et je retournerai au néant, et de la frayeur sembla transpirer de ses paroles, mais il se ressaisit aussitôt et poursuivit d’une voix terrible « mais je m’y refuse.» Pointant un index accusateur vers Tragsk il continua « Ceci étant arrivé par ta faute, c’est donc toi qui t’emploieras à assurer ma survie et ceci jusqu’à la fin des temps ! » et se disant il disparut laissant le roi déchu seul avec ses remords.

 Et c’est ainsi que le repos éternel fut refusé à Tragsk et à son armée, pour qu’ils puissent continuer à adorer Harrach et ainsi assurer la survie de leur divinité. Dans un premier temps, Tragsk considéra ceci comme une bénédiction, lui que la mort effrayait tant, mais sa joie fut de courte durée, car bien que devenu immortel, il n’échappait pas à l’emprise du temps ; Bientôt ses épaules se voûtèrent, sa vue se voila, sa peau devint flasque, puis commença à pourrir, ses chairs partir en lambeau, son corps ne fut plus que putréfaction et ceci pour l’éternité.

C’est dans cet état de décomposition avancée que nous le trouvâmes lorsque nous parvînmes à la salle du trône. Nous avions défait la déferlante de morts-vivants qui gardaient l’accès au palais. Comme leur roi ils s’étaient vu refuser le repos éternel et s’étaient battus avec la force du désespoir pour protéger la porte de la salle du trône. Tragsk, se trouvait à l’intérieur, assis sur son trône de cristal, il ne lui restait plus rien de sa grandeur passée. Il avait assisté au massacre de son armée et ne semblait pas en être meurtri, il me sembla même au contraire qu’un sourire déformait son visage ravagé, laissant à penser qu’il aurait pu même s’en réjouir. La salle du trône était immense, elle semblait avoir été creusé à l’intérieur même d’un cristal géant, toute sa structure était sculptée dans ce fabuleux matériau, le sol, les parois autrefois lisses, les énormes colonnes qui semblaient émerger du sol pour se perdre dans l’obscurité du plafond, le trône et même la fantastique statue du dieu Harrack, dressée à l’arrière du siège royal, dans une posture majestueuse. Au coté de Tragsk, une superbe épée au pommeau ouvragé et à la lame noire comme de la suie reposait sur un piédestal de cristal ; sa présence paraissait inopportune dans un lieu d’une telle pureté. Le puissant guerrier, n’esquissa aucun geste lorsque nous nous approchâmes de son trône, se contentant de nous suivre des yeux ; il ne réagit pas davantage lorsque je m’emparai cérémonieusement d’Elusir et la dressai au-dessus de moi d’un air de triomphe.



A suivre...

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Hors ligne Tekiro

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Re: Transfert (SF / Heroic-fantasy)
« Réponse #6 le: mai 30, 2005, 22:02:11 »
:ola: :ola: la suite ..... la suite ..... :d :d
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Hors ligne Tekiro

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Re: Transfert (SF / Heroic-fantasy)
« Réponse #7 le: décembre 26, 2005, 15:34:43 »
plus de suite :( :(
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