Nouvelle

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ExoDeus

Nouvelle
« le: avril 16, 2004, 10:46:58 »
Voici ma toute première nouvelle, j'espère qu'elle vous plaira.

Message pour Ashura: Ne t'inquiète pas, je ne ferai pas de concurrence...de toute façon, il vont la trouver moins bien que tes histoires ^^

Bonne lecture

~ ExoDeus ~, Général des combattants Eréniens :furieux:

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Pobres Até Sua Morte[/b][/size]

Parfois, les cris déchirent son silence, les crissements des voitures s'arrêtant brusquement, le sifflement d'un train qui file vers d'autres horizons… la nuit rend à cet endroit lugubre toute son anxiété, où la pesante ambiance qui hante ces lieux n'a plus rien de comparable.

Au coin d'une rue aux façades délavées et rongées par le temps, apparaît une ombre qui, sous les lumières des lampadaires à moitié éteintes, se tord et se démultiplie sur le bitume glacial. Chaque pas que l'individu fait résonner dans l'allée, le bruit du briquet qu'il allume d'un coup vif et nerveux, sa respiration lourde et les battements de son cœur semblent former un amalgame de bruit incessant dans le taudis l'entourant.

L'étrange personnage s'arrête sous une faible lumière, qui ne suffit pas à dévoiler son visage dans sa totalité. L'homme est habillé d'un costard aux couleurs indéfinies, car même au Brésil, la nuit, tous les chats sont gris. Une ceinture aux tons plus foncés, surmontée d'une plaque d'argent, orne la taille de l'inconnu, et ses chaussures en cuir reflètent la lumière en quelques points disséminés.

Après s'être remis à marcher, le passant aperçoit devant un bâtiment en ruines – un ancien café, d'après la banderole déchirée qui le devance – un voile blanc qui transparaît dans la sombre lueur de la nuit. Se fiant à sa vision embrumée par l'obscurité, l'individu s'approche du susdit morceau de tissu et, à sa grande surprise découvre deux jeunes enfants, une fille d'environ dix ans et un garçon vivant sa deuxième ou sa troisième année de souffrance. Indiciblement cachés par des draps moins blancs qu'ils n'y paraissaient, les deux mômes se tiennent l'un contre l'autre, l'air et la mine fatigués, les yeux vides de sens et d'espoir.

La fille lève son regard en direction de l'étranger, puis dans un lent mouvement désespéré, elle tend la main au personnage qui l'observe. Une éternité s'écoule, avant que l'homme ne comprenne la requête de son "interlocutrice"; alors l'homme se retourne avec dégoût. Avant qu'il ne s'éloigne, la pauvre gamine se lève et s'interpose devant lui et lui implore l'aumône, en criant et en pleurant.
Elle explique que son revenu ne lui permettra pas de passer la semaine, que son petit frère Nanilo n'a pas mangé depuis la veille, mais rien en ces propos ne semble perturber son vis-à-vis.
Puis, alors que la jeune fille tente de s'accrocher par tous les moyens à cette chance inconnue, le jusqu'alors imperturbable personnage lève la main et la projette violemment sur le visage pétrifié de l'enfant. Le bruit retentit dans la ruelle, avec les pleurs et les sanglots s'ensuivant…

Alors que l'agresseur s'éloigne du lieu de l'attaque, li entend les gémissements de la gamine, mais, y faisant fi, il continue de marcher. Pourtant, cette ombre au fond de la ruelle, cette autre forme indéfinissable qui depuis un moment attise la curiosité de notre homme, semble s'agiter un peu plus à chaque seconde. Une tierce personne est en train de s'approcher, et cet intervenant tient un objet dans la main, que la nuit ne permet pas d'identifier. Soudain, des paroles pleines de haine et de fureur s'envolent de la bouche de l'inconnu:

- POBRES ATÉ SUA MORTE, POBRES ATÉ SUA MORTE!

L'interlocuteur tend ensuite la main dans la direction de l'homme effrayé, permettant ainsi à ce dernier de définir l'objet; une arme!

Menacé, l'homme devenu proie se retourne et court vers la fille, le coup percutant fait voler le silence et le temps en éclats, la balle traverse la rue, puis finit sa course en se logeant dans la tête… de la gamine. Foudroyée, elle s'affaisse sur le sol et ses yeux, dirigés vers le ciel, sont autant vides d'espoir qu'avant sa mort tragique. Nanilo, le petit frère de la défunte, pleure toute son âme, pleure toute sa vie qu'il vient perdre en une fraction de seconde. Quelques instants plus tard, un deuxième tir atteint le poumon droit de l'homme qui tentait de s'enfuir, et le laisse impitoyablement mourir dans un bain de sang, de souffrance et d'agonie qui lui sembla une éternité… si seulement, pensa-t-il avant de laisser s'échapper son dernier souffle, si seulement j'avais pris la première balle…

FIN[/size]

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Alors, comment avez-vous trouvé???
Soyez franc dans vos commentaires. :unsure:
 

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Hors ligne Ngel

  • L'ange du web
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  • L'ange qui veille sur vous
Nouvelle
« Réponse #1 le: avril 16, 2004, 11:55:10 »
Bravo Exodeus c'est lugubre et triste à souhait j'aime bien

 :wub:  


 Comment le vent sait-il dans quelle direction il doit souffler ? mon balais le sait...

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ExoDeus

Nouvelle
« Réponse #2 le: avril 16, 2004, 13:36:23 »
* S'incline *

Merci du fond du coeur, très chère Ngel. Cela me rend très heureux.

J'espère que les autres ici vont apprécier


~ ExoDeus ~, Général des combattants Eréniens :furieux:

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Hors ligne Alban

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  • 6 344
    • Cafeduweb.com
Nouvelle
« Réponse #3 le: avril 16, 2004, 13:49:39 »
J'aime bien aussi :powa:

Continue comme çà :P

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Ashura187

Nouvelle
« Réponse #4 le: avril 16, 2004, 13:59:32 »
Bien que je t'avais déjà complimenté de ton oeuvre lors des portes-ouvertes du CPLN, je te félicite encore pour ce texte fort en émotion dont on ressent toutes les émotions des différents protagonistes.

Tu es très doué ExoDeus, et plus tard, j'aimerai pouvoir écrire aussi bien et aussi mâture que toi.

Bravo, Général!!

- Ashura -, assassin de l'Ombre :massue:

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cletausen

Nouvelle
« Réponse #5 le: avril 16, 2004, 14:19:32 »
C'est beau et horrible à la foi, tu fais monter la pression jusqu'à la fin.

c'est bien, très bien même tu devrait en faire d'autre.

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Ashura187

Nouvelle
« Réponse #6 le: avril 16, 2004, 14:28:31 »
Tu as su bien résumé la chose...moi aussi j'aimerai bien qu'il en fasse d'autre!!

Sinon, tu as vu la signature que j'ai imaginé pour toi dans l'autre topic? Si oui, comment tu l'as trouve?


- Ashura -, Assassin de l'Ombre :massue:

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cletausen

Nouvelle
« Réponse #7 le: avril 16, 2004, 14:54:47 »
Citer
Sinon, tu as vu la signature que j'ai imaginé pour toi dans l'autre topic? Si oui, comment tu l'as trouve?
Pas mal


>Cletausen< Tueur ténébreux :ninja:

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Ashura187

Nouvelle
« Réponse #8 le: avril 16, 2004, 14:58:04 »
B)  

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Hors ligne pasfrevin

  • CyberMarmotte
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Nouvelle
« Réponse #9 le: avril 16, 2004, 15:58:44 »
:powa:  :byeold:  

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Shadowman

Nouvelle
« Réponse #10 le: avril 16, 2004, 17:47:11 »
Je me prépare à faire une fic sur Shadowman(de la trilogie d'ashura)
Les premiers chaps DEVRAIENT venir cette fin de semaine

Nouvelle
« Réponse #11 le: avril 16, 2004, 17:49:20 »
J'adore la fin : le type qui, même à l'article de la mort, manque tellement de compassion qu'il aurait préféré que ce soit la petite fille qui meurt dans d'atroces souffrances à sa place !!! :sick:
Enfin, c'est ce que mes petites neurones atteintes de sadisme chronique m'ont chuchoté à l'oreille... :dribble:
aurais-je mal interprété? :bouh:
« Modifié: avril 16, 2004, 17:50:19 par esperluette »

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cletausen

Nouvelle
« Réponse #12 le: avril 17, 2004, 14:37:27 »
Moi j'ai plutot pensé qu'il aurait voulue que la fille vive dans un dernier élan de compassion. Enfin je croix.
Exodeus dit nous tout

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Hors ligne pasfrevin

  • CyberMarmotte
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Nouvelle
« Réponse #13 le: avril 17, 2004, 15:47:50 »
... à chacun sa vérité !

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Hors ligne Tekiro

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    • Teksite
Nouvelle
« Réponse #14 le: avril 17, 2004, 17:36:18 »
:powa:

Je crois qu'il se fout de la fille, et aurait simplement préféré la première balle pour ne pas souffrir.



Sinon, pour être un peu critique car elles sont importantes et ceux sont-elles qui font progresser.

Je crois que tu peux alléger de beaucoup le texte, je trouve qu'il perd (le texte) beaucoup de son punch dans les descriptions trop riches, il perd de la "vitesse" car on sent que l'action se déroule dans un espace temps relativement bref, mais la lecture est ralentie par une espéce de "profusion" de mots.

Je crois que ce qu'il faut faire c'est ALLEGER. Je me souviens avoir entendu un écrivain de nouvelles,  dont j'ai oublié le nom, qui disait qu'il raccourcissait ses textes des dizaines de fois avant d'obtenir quelque chose " d'acceptable".

La nouvelle est un genre court, il faut laisser travailler l'imagination du lecteur en ne lui donnant que des pistes, des petites touches, une simple trame.

Là j'ai été un peu long a expliquer ce que je ressentais, je suis donc mauvais :lol: :lol: .

Essaies de retravailler ton texte en "jetant" tout l'inutile.

MAIS SURTOUT, CONTINUES !!!!!!
« Modifié: avril 17, 2004, 17:37:32 par Tekiro »
Ubi amici, ibidem opes. (Plaute)
Là où sont les amis se trouvent les richesses.
Teksite
"Le sourire n’est qu’un rire qui se sous-estime" Sentis Dominique